thalassoblog

Un rêve , une famille, un projet…


9 Commentaires

Merci, au revoir et bon voyage Thalasso…

À toi  Thalasso, mon bateau qui a un coeur à taille d’océan…

Aujourd’hui, c’est le temps de te dire à la fois merci, au revoir et bon voyage….

La vie est ainsi, parfois les routes se séparent…

Nous avons repris notre vie de terrien et toi, tu retourneras à la mer avec une autre petite famille. Tu y seras bien mieux que sur ton ber cet hiver, car tel est ton rôle de bateau: naviguer. Tu vogueras sur cette grande immensité bleue et tu émerveilleras les yeux des enfants qui découvriront à leur tour dauphins, poissons multicolores et étoiles de mer. Tu les berceras pendant la nuit alors que la voie lactée vous enveloppera. Tu les protégeras de ces gros vents et de ces moments parfois angoissants. Tu deviendras leur maison, tu entendras leurs rires et leurs pleurs. Tu seras rempli de vie. Tu as si bien su le faire avec nous… Merci Thalasso d’avoir été avec nous alors que nous réalisions notre rêve, de nous avoir rendus millionnaires de souvenirs en famille.

« C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante. » Paolo Coelho

C’est le coeur gros que notre tribu te laisse partir. Nous t’aimons tant. Tous les marins le diront, il se crée un lien indescriptible entre un équipage et son bateau. Le bateau nous mène non seulement à la découverte du monde mais aussi à la découverte de nous-même. La vie en voilier n’est pas toujours simple. Il faut savoir faire équipe avec son bateau.  Le connaître sous toutes ses coutures. Lui faire confiance. Ensemble, affronter  des moments qui sont parfois si intenses. Nous ne faisons qu’un. On ne peut pas faire de cachette, ni aux autres ni à soi-même: être authentique.

En voyage, nous avons appris qu’il faut s’adapter au changement. Nous avons compris qu’il faut regarder en avant, poursuivre sa route, son chemin de vie et écouter son intuition. Tout cela, même si on pleure de laisser ceux que l’on aime derrière nous. Nous avons vécu l’alchimie comme dans le conte de Paolo Coelho. Nous avons eu les yeux remplis d’émerveillement. Nous nous sommes senti vivre pleinement. Faire de nouvelles rencontres, s’ouvrir aux autres et dire « bonjour » fait partie du quotidien.

L’an dernier, sur le quai, avant de larguer les amarres, nous avons embrassé et salué les gens que nous aimons.  Nous sommes de retour près des nôtres, notre place est ici en ce moment. Prendre soin de ceux que l’on aime. Nous repartirons plus tard.

C’est à notre tour, cher Thalasso, de te dire « Au revoir et bon voyage »… de ta tribu XXX

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Quelques photos de notre voyage…

Pour Thalasso, un voilier débordant de soleil et de merveilles…

« Je connais des bateaux qui restent dans le port
De peur que les courants ne les entraînent trop fort
Je connais des bateaux qui rouillent dans le port
A ne jamais risquer une voile dehors

Je connais des bateaux qui oublient de partir
Ils ont peur de la mer à force de vieillir
Et les vagues jamais ne les ont emportés
Leur voyage est fini avant de commencer

Je connais des bateaux tellement enchaînés
Qu’ils ont désappris comment se libérer !
Je connais des bateaux qui restent à clapoter
Pour être vraiment sûr de ne pas chavirer

Je connais des bateaux qui s’en vont à plusieurs
Affronter le grand vent au-delà de la peur
Je connais des bateaux qui s’égratignent un peu
Sur les routes de la mer où les mène leur jeu

Je connais des bateaux qui n’ont jamais fini
De partir encore chaque jour de leur vie
Et qui ne craignent pas parfois de s’élancer
Côte à côte en avant au risque de sombrer

Je connais des bateaux qui reviennent au port
Lacérés de partout mais plus braves et plus forts
Je connais des bateaux débordants de soleil
Quand ils ont partagé des années de merveilles

Je connais des bateaux qui reviennent toujours
Quand ils ont navigué jusqu’à leur dernier jour
Tout prêts à déployer leurs ailes de géants
Parce qu’ils ont un coeur à taille d’océan. »

Jacques Brel

 

HAEG2026

 

Publicités


11 Commentaires

« Maman, j’espère qu’il ne ventera pas trop ce soir » … le retour sur terre !

Un premier bilan…

Un mois et demi après le retour …

Comment survivre au retour sur terre ? Au tsunami qui nous envahit ? À l’ennui de cette vie sur l’eau mais au plaisir des petits bonheurs faciles comme prendre une douche chaude de vingt minutes et ne pas se soucier à savoir si notre « maison » va bouger ce soir en raison des vents ?

Comment faire vivre nos doux souvenirs ?

Comment poursuivre dans la vie de façon différente mais tellement mienne ?…

 

16 juillet 2017 (1 mois et demi après le retour)

À notre arrivée à la marina Mooney Bay le 31 mai dernier, nous avons profité d’une journée entière avec nos parents. Notre tête et notre coeur sont remplis de beaux moments, mais tout comme cette pluie qui tombe, nous vivons une certaine tristesse en lien avec la fin de l’aventure. Rien de mieux pour les enfants que les câlins réconfortants des grands-parents. Qu’il est bon de revoir les siens après plusieurs mois d’absence, nous avons tant de choses à nous dire.

S’en est suivie une journée à faire un bon ménage dans Thalasso, le sortir de l’eau, mettre le plus de choses possibles dans la voiture et planifier en vitesse un retour à la maison en soirée – vous savez, celle qui a quatre murs et qui ne bouge pas même s’il vente à l’extérieur !

Eux, ils nous attendaient. Notre arrivée sur la rue fut euphorique et mémorable alors qu’enfants, amis et voisins ont accouru vers la voiture. En ouvrant les portes de la maison, rien n’avait changé. Drôle d’impression. Les enfants m’écrirons dans un petit texte, deux jours plus tard, que c’était bizarre de se retrouver dans une si grande maison. En fait, pendant les premiers jours, nous avions l’impression de toujours nous appeler en criant… il est vrai que sur Thalasso nous étions vraiment à quelques pas l’un de l’autre et que maintenant nous vivons sur deux étages !

Les jours se succèdent: nous voyons famille et amis. Un grand tourbillon d’amour , de bonheur et d’amitié s’empare de nous. Après quelques jours de ce beau brouhaha, je réalise qu’il faut lâcher-prise puisqu’il devient tout d’un coup difficile de gérer les attentes de tous et chacun, les invitations qui arrivent de toutes parts et nos émotions. Nous décidons de nous laisser porter par des dîners et des soupers jours après jours, sans ordre précis, un peu comme un temps des fêtes qui dure un mois !!!

Les enfants veulent tout faire et tout voir dans la même journée: du vélo, du soccer, de la cross, regarder une émission de télé, être avec des amis et des cousins, bref ils courent littéralement partout…Par chance, les autres amis du quartier sont à l’école le jour pendant le mois de juin et nous profitons de ce temps pour nous reposer un peu, ranger la maison et faire quelques petites commissions.

Nous sommes chanceux d’avoir tous ces gens autour de nous, tout cet amour qui nous enveloppe après notre aventure.

Nous vivons également au quotidien les petits bonheurs des facilités qu’apporte la vie sédentaire. Nous prenons pour acquis tout cela, mais sur un voilier, tout se passe si différemment. Ici, nous n’avons pas besoin de nous questionner sur la sécurité de notre ancrage pour la nuit. Pas de météo à vérifier afin de connaître les prévisions de la force du vent et de sa direction. L’épicerie est à cinq minutes de la maison et nous pouvons rapporter tout ce que nous voulons dans la voiture. Nous pouvons prendre une douche chaude à tous les jours, deux fois par jour si nous le désirons. Nous pouvons appeler qui nous voulons sans limite de temps sur notre forfait téléphone et nous n’avons pas besoin de courir les buanderies en famille avec nos sacs plein de vêtements sales pour faire le lavage….

Après un mois et demi, le tsunami s’estompe peu à peu et la vie reprend son cours, celle qui ressemble au « avant ».

Chacun à sa manière, les enfants et nous, vivons notre retour. Heureusement, nous avons gardé contact avec des amis et équipages que nous avons rencontrés pendant le voyage. Ces amitiés sont précieuses, car elles témoignent de ces moments marquants que nous avons vécu et nous rappellent que ça s’est passé « pour vrai », que ce n’est pas juste un rêve !

Yan passe beaucoup de temps à la caserne. Isaac continue ses projets de « paracord » afin de recueillir des dons pour l’équipe qu’il a montée avec ses amis pour le 24 heures de Tremblant (Les Descendants SMH) et s’initie à la guitare. Marine a hâte d’aller à la maternelle, répète à tous que sa couleur préférée est le turquoise (comme la couleur de l’eau des Bahamas) et n’est jamais bien loin de sa maman. Gabriel a repris les cours de pianos et joue le plus possible avec sa meilleure amie.

Sans surprises, c’est moi qui vit le plus difficilement le retour. Bien que cette pause de la vie sur un bateau me fait du bien, mon coeur lui, ne veut pas revenir. Sentiments mixtes. Je m’ennuie déjà profondément de mon voyage et de notre bulle familiale sur Thalasso. Je le savais déjà, mais là je le sais encore plus, je vais devoir repartir un jour. Le rythme de vie ici me semble assez fou. Malgré que je sois à la maison encore pour quelques semaines, les listes de choses à faire et de rendez-vous à gérer ne font que s’allonger. J’essaie de  prendre le temps de faire les choses bien et doucement, d’être plutôt que d’avoir, de vivre plutôt que de faire machinalement, mais on dirait qu’il faut tout faire vite et qu’on ne va jamais assez vite finalement…

À l’intérieur de moi, je me sens si riche d’avoir eu l’audace et la folie de faire de ce rêve une réalité. D’avoir osé. Mais étonnamment, je ressens aussi un vide et je me demande ce que peut bien être la suite ?

Le voyage va continuer de grandir dans mes pensées et je suis à la recherche de la petite lumière qui va me projeter dans un autre rêve …

Nous avons décidé de repartir d’ici quelques années.

J’ai repris la lecture du livre « La V’limeuse », lui qui a été le départ de mon rêve, il y a près de 20 ans… j’en suis donc à lire, m’informer et chercher sur internet pour remplir ma tête et mon coeur de nouvelles destinations à découvrir en famille sur Thalasso …

Pourquoi repartir sur l’eau, en mer ?

Pour l’immensité de la mer,

Pour ses levers et ses couchers de soleils,

Pour vivre ces moments privilégiés de découvertes avec ma tribu,

Parce que je crois qu’il faut parfois briser les barrières et oser  …

Parce que le chemin de travers, celui qui va à contre-courant et se fait éclabousser d’écumes de mer, est peut-être celui qui nous convient finalement…

Parce que l’intuition nous guide bien souvent vers la meilleure décision à prendre.

Même si tout ceci implique un retour dans lequel je remets tout en question….!!!!!!

***

Et vous savez quoi ?

Ma petite Marine me parle déjà avec affirmation de son prochain voyage… »Quand nous allons repartir maman, nous irons encore nager avec les tortues dans l’eau turquoise. »...

Hier soir, dans notre tente de camping au milieu de la forêt des Laurentides, elle m’a dit en se couchant: « Maman, j’espère qu’il ne ventera pas trop ce soir».  Connaissez-vous beaucoup d’enfants de 5 ans qui se questionnent sur la force du vent avant d’aller faire dodo ? Non mon amour, il n’y aura pas trop de vent ce soir, ni demain, ni après-demain… tu peux dormir doucement tout en rêvant aux tortues, aux dauphins et aux plages de sable blanc….

Josée


12 Commentaires

Après New York, il y a quoi ?

Mon texte arrive chez vous avec un peu de décalage par rapport aux derniers moments de notre voyage vécus à la fin mai.

Après New York, il y a quoi ?

Il s’écoule en fait quelques jours avant d’arriver à la marina Mooney Bay, notre destination finale.

Tout d’abord, il faut remonter le Fleuve Hudson qui nous dévoile un paysage magnifique avec ses montagnes verdoyantes.

Nous sommes partis tôt le dimanche matin 21 mai de la pétillante New York afin d’avoir le courant avec nous. Nous avons fait le trajet de cette journée en compagnie de nos nouveaux copains des voiliers « On y va » et « Pénélope ». Pour notre part, de la pluie étant annoncée le lendemain (lundi), nous avons choisi de continuer notre route jusqu’à la rivière « Esopus Creek » . Nous nous y ancrons après près de 10 heures de navigation. Nous avons été agréablement surpris par cet endroit. Il n’y a pas beaucoup de place, mais c’est très calme (pas une petite vague). Avant le souper, nous en profitons pour enlever les voiles (grande voile et genois) et nous rangeons le tout dans la cabine « avant » en prévision de l’étape du démâtage prévue dans quelques jours. Thalasso a l’air tout nu sans ses voiles et avec la bôme sur le pont… Mais vaut mieux faire cela avant la pluie à venir. De Esopus Creek, nous pouvons avoir accès en marchant à une jolie ville que nous avons visitée le lendemain entre deux averses de pluie: Saugerties.

IMG_1739

*Il ne fait pas chaud au petit matin sur Thalasso*

Le mardi 23 mai, nous nous rendons à la marina Riverview à Catskill pour 7h30-8h le matin afin de procéder au démâtage du bateau pour la dernière partie du voyage. Je me suis promenée en ville avec les enfants pendant que Yan a fait ce travail avec les gars de la marina. À la fin de l’après-midi, Thalasso était prêt pour la suite soit les ponts très bas et les écluses….IMG_1486

Nous avons dormi une nuit à Catskill et sommes repartis le lendemain matin en direction de Waterford.

Pour se rendre à Waterford, il faut tout d’abord passer par l’écluse fédérale de Troy.

IMG_1756

Et c’est là où je pleure ma vie…

À l’automne dernier, quand j’ai vu les portes de l’écluse de Troy s’ouvrir devant nous, j’y avais vu la liberté, la grandeur du monde, un voyage rempli d’espérance et d’aventures, 9 mois de bonheur avec mes enfants dans notre bulle …

Cette même écluse, qui était la dernière sur le chemin de la descente vers le Sud est maintenant la première  à nous accueillir sur le chemin du retour…

Et c’est là où je pleure ma vie…

Ma tête ne veut pas, mon coeur non plus, je n’arrive pas à lâcher-prise et à accepter qu’il faut bien revenir…

À Waterford, nos copains de « On y va » et « Pénélope » y sont. Ils ont décidé de rester ici une journée de plus pour passer du temps avec nous et partager un bon repas en notre compagnie.

Marine cherche son amie Betsy (voilier Calbodine) avec qui nous avions passé du bon temps ici l’automne dernier. Il faut lui expliquer que Calbodine est beaucoup plus au Sud, beaucoup plus loin que les Bahamas et qu’elle ne pourra pas revoir son amie tout de suite … Étrangement, je suis sûre que ces deux petites coquines là sont des âmes soeurs et qu’elles se reverront un jour…

Souper BBQ près des quais, chansons et guitare, un vrai bon moment en compagnie de gens simplement géniaux.

Et comme souvent, c’est le lendemain que nous disons « au revoir et à la prochaine » à nos nouveaux copains qui prennent le chemin des écluses du Canal Érié.

Les voyages sont remplis de rencontres magiques et de départs souvent trop rapides…

 

La météo n’étant pas très collaboratrice (comme au Québec, il pleut beaucoup et il fait froid), nous avons décidé de passer quelques jours à Waterford. Films et films et films, dernières journées officielles d’école, promenades en ville….Cette ville est un « coup de coeur », là où tout est prévu pour faciliter  la vie aux navigateurs comme nous, un arrêt incontournable.

Dès la première journée sans pluie, nous avons quitté Waterford pour faire la douzaine d’écluses qui nous sépare du Lac Champlain.

En une journée nous les avons pratiquement toutes faites, nous avons dormi au quai tout juste situé avant l’avant-dernière écluse de Whitehall.

18739970_1940271432665090_530866306985491116_n

Le lendemain, dimanche… ENFIN, il fait si beau !

Le choix doit se faire entre prendre une journée à Whitehall ou aller sur le Lac. J’ai envie d’avoir la possibilité de profiter un peu du Lac Champlain avant le retour à la maison. Nous décidons donc de continuer notre route…

La dernière écluse passée, je pleure encore ma vie.

En fait, je pense que j’ai pleuré à peu près au même rythme que toute cette pluie qui est tombée sur Thalasso cette semaine là….

Chaque personne vit différemment l’étape du retour.

Ce voyage était pour moi plus qu’une simple vacance, plus qu’un tour de bateau. Ce voyage a changé ma vie et celle de ma famille.

Ce voyage faisait partie de mon parcours de vie, j’ai toujours su qu’il fallait le faire, j’y ai cru, il était inscrit au plus profond de moi…Je suis tellement reconnaissante et pleine de gratitude envers la vie de l’avoir vécu – WOW et c’est sûrement pour cela que les larmes sont, pour moi, une étape à franchir à quelques jours du retour.

Inspirée d’un magnifique coucher du soleil, entre deux sanglots, entre la tristesse soulignant la fin de cette aventure et le bonheur de revoir les miens, voici ce que j’ai écrit sur Facebook le 28 mai dernier :

« Depuis septembre, j’ai vu toutes sortes de couchers du soleil à bord de notre voilier: a l’ancre, au mooring, au quai, en ville, en campagne, dans une marina, dans une petite ou une plus grande baie, sur l’océan qui s’étend à perte de vue et d’autres surplombant les eaux turquoises des Bahamas, mais je ne me souvenais plus que les couchers de soleil du Lac Champlain étaient remplis d’une douceur si enveloppante derrières ces belles montagnes…
Le retour à la maison fait partie du voyage, avec toutes les émotions qui viennent avec; partir, c’est aussi revenir chez soi le coeur rempli de beaux souvenirs et d’aventures à raconter….
A tous ceux qui hésitent, qui ne trouvent pas le « bon moment » pour vivre un rêve, un voyage, juste « faites-le  » et le reste va suivre….. !! »

 

18739668_1941835925841974_2373270321618244013_n

Mercredi, 31 mai, nous sommes arrivés à la marina, là où notre famille nous attendait à coeur et bras ouverts.

Je vous raconte bientôt comment ça se passe une fois de retour sur la terre ferme !

Josée


2 Commentaires

New York ! New York ! Une escapade de 4 jours avec des enfants en plein coeur de Manhattan !

IMG_2010

17 au 21 mai 2017

Les enfants attendaient ce retour dans la grande ville depuis quelques jours !

Comme beaucoup de gens connaissent déjà New York, j’ai choisi d’orienter cet article à l’image d’un mini-guide touristique de ce qu’il y a à voir avec des enfants. Je me suis inspirée de nos deux escapades, l’une de 3 jours à l’automne dernier et celle-ci, de 4 jours. Il y a plus, beaucoup plus, ce sont seulement quelques petites suggestions à partir de nos visites !

New York c’est sans contredit l’ambiance: ça pétille, ça bouge, nous n’avons pas assez d’yeux pour tout voir de cette vibrante mégapole !

Cette fascinante ville a beaucoup à offrir aux touristes comme nous, même les famille y trouvent leur compte, mais surtout, on marche beaucoup ! Ne pensez pas faire New York en talons hauts, ce serait une erreur ! Nous avons utilisé le métro à plusieurs reprises et l’avons marché de long en large !!! Pour vous donner une idée, nos enfants ont 12 ans, 10 ans et 4 ans.

  1. La préparation

Il faut un minimum de préparation avant de débarquer dans cette grande ville.

New York a tant à offrir. Il faut donc faire quelques choix avant de partir et déterminer ce que la famille considère « les essentiels à voir » pour cette petite vacance !

Avec le temps et les nombreuses visites des derniers mois, j’ai réalisé que les enfants apprécient davantage les lieux après avoir eu l’occasion de lire et de discuter avec nous AVANT d’arriver. Ils ont ainsi des repères et des images dans leur tête, l’intérêt est plus grand.

Pour la deuxième visite de cette ville, nous avons même demandé à notre garçon de 12 ans de préparer l’itinéraire. Il devait prévoir approximativement le temps requis pour chacune des visites ciblées et s’assurer que tout se faisait dans la journée en tenant compte des distances qui séparaient les lieux.

Livres lus et consultés:

  • Guide Voir de New York
  • Cartoville de New York
  • Les dragouilles à New York
  • Roman: Juliette à New York (auteur: Rose-Line Brasset)

Nous sommes en voilier, nous ne pouvons pas commenter l’hébergement. Nous logions probablement à l’endroit le plus économique de toute la ville soit au 79th Boat Bassin.

2. Quoi voir ?

Une petite liste des incontournables selon les enfants…

  • Le musée américain d’histoire naturelle

Central Park – West 79th Street (Upper West Side)

IMG_1263
Ce musée, qui a ouvert ses portes en 1869, est le plus grand musée d’histoire naturelle au monde. Film à voir avant de s’y rendre:  Une nuit au musée !

Des dinosaures aux mammifères, aux animaux de l’Afrique, à la vie dans l’océan, à l’évolution de l’être humain, aux minéraux, à l’explication de la théorie du « Big Bang », au planétarium, aux civilisations indiennes, africaines et asiatiques, ce musée occupe une bonne journée sinon deux à lui seul.

Truc: c’est un musée de la catégorie « pay-what-you-whish », un prix est suggéré, mais vous donnez ce que vous voulez.

  • Central Park

Pour l’espace vert, en plein coeur de la ville. Les sentiers, les lacs dont celui avec ses petits voiliers télécommandés (connu comme étant l’étang aux modèles réduits), le « strawberry fields » avec la mosaïque IMAGINE en l’honneur de John Lennon, le château du Belvédère avec le lac aux tortues ….  Endroit idéal pour prendre une pause.

  • Empire State Building

La vue à partir des observatoires tout en haut sur l’ensemble de la ville vaut le prix payé. Les enfants ont adoré cette montée en ascenseur d’une centaine d’étages.

  • Brooklyn Bridge

Nous vous recommandons de prendre le métro jusqu’à Brooklyn et de là, vous pouvez marcher le pont de Brooklyn tout en ayant une vue imprenable sur Manhattan. Lorsque ce pont fut achevé en 1883, il était le plus grand pont suspendu au monde.

DSCN2567

  • Grand central terminal 

Gare centrale. Avec son plafond de constellations étoilées, son kiosque d’information avec sa grosse horloge, ses murs de marbre, ses murs aux murmures ou aux secrets, la gare centrale nous a séduit. Selon les informations que nous avons lues, il y a près de 500 000 personnes qui y passent chaque jour.

dscn2498.jpg

  • Time Square

Avec ses magasins, ses affiches publicitaires lumineuses et colorées, c’est l’action ! Un endroit qui ne s’arrête jamais. Allez y faire un tour le soir…Les yeux de vos tout-petits et plus grands ne sauront plus où regarder tellement ça bouge ! Avec des enfants, n’oubliez pas d’aller voir le magasin M&M sur 3 étages qui vous propose ces petits chocolats en plusieurs variétés multicolores ainsi qu’une multitude d’articles dérivés. Il y a une multitude de boutiques, pour tous les goûts, selon vos préférences et le légendaire Hard Rock Café qui saura séduire vos ados .

  • Ground Zero

Nous avons visité le musée des policiers-pompiers (pas le musée officiel, le musée des citoyens de l’autre côté de la rue) qui nous apparaissait suffisant au niveau des informations pour les enfants. Trop c’est comme pas assez… Ce musée a parfaitement comblé nos attentes. Nous avons également aimé voir le mémorial du 11 septembre avec ses bassins sur les empreintes des tours jumelles.

Il ne faut pas manquer la petite chapelle de St-Paul qui a été récemment rénovée. Il est incroyable de constater qu’une seule fenêtre fut détruite lors des attentats alors que tout s’est écroulé autour…C’est la seule église de Manhattan construite avant l’indépendance américaine qui est encore debout.

  • Flatiron Building
    Intersection de la 5th avenue, Broadway et la 22nd Street

L’un des plus célèbres immeubles de New York. Jusqu’en 1909, ce fut l’un des immeubles les plus hauts du monde. Il doit son nom à sa forme en fer à repasser. Un must à voir, les enfants ont été impressionnés par sa structure.

IMG_1306

  • Madison Square Park
    Près du Flatiron Building

Un joli parc tout en verdure en plein coeur de la ville qui permet aux petits de se dégourdir les jambes. Jeux d’eaux, module de jeux pour les plus petits.

  • NewYork Public Librairy

Magnifique librairie publique que nous pouvons visiter. Nous n’y avons pas passé assez de temps par contre.

  • Rockefeller Center et Radio City

Un incontournable. A l’automne, quand nous y sommes allés, il y avait déjà la patinoire et au printemps c’est une terrasse. Boutiques .

  • Riverside Park

Longeant la rivière Hudson, il s’agit du deuxième plus gros parc de NY. Comme notre marina y est (79th Boat Bassin), nous avons marché dans ce parc.

  • Highline

Ancienne structure de chemin de fer suspendue datant des années 1930 qui a été métamorphosée en parc. Fleurs, pelouse, passerelles sur ce chemin qui nous offre une vue en hauteur de la ville et de la rivière Hudson par endroits.

IMG_1376

Pendant nos journées à NY ce printemps, nous avons eu des températures avoisinant les 30 degrés et plus avec un facteur humidex important. N’oubliez pas vos gourdes d’eau. Nous avons eu très chaud.. notre petite de 4 ans a beaucoup marché et s’est fait transportée sur les épaules de papa… Le facteur « chaleur » a rendu nos randonnées plus difficiles pour toute la tribu. Nous avons pris à plusieurs reprises le métro, sans aucune difficulté. Les enfants ne paient pas. Pour les restaurants, je crois que c’est une question de budget et de goûts, donc nous vous suggérons de regarder dans différents guide avant de vous rendre pour avoir déjà une idée de ce qui vous convient. Sur place, avec internet, il est facile de voir ce qu’il y a de près. Nous avons fait beaucoup de plage ces derniers mois, nous ne sommes donc pas allés voir Coney Island.

Au revoir pétillante NY  !

Josée


1 commentaire

À l’ancre entre la Statue de la liberté et Ellis Island !

IMG_1230

*Derrière Thalasso : Ellis Island et Manhattan, la statue de la liberté est à droite, mais pas sur la photo…

16 mai 2017

Chère New York,

Ce matin, le 16 mai, le vent a terminé de souffler fort donc nous quittons enfin notre mouillage des derniers jours (Sandy Hook) pour venir à ta rencontre.

C’est la deuxième fois que nous prenons le temps d’arrêter ici avec Thalasso.

Je me rappelle que la première fois, c’était en octobre dernier, alors que nous étions en route vers de nouveaux horizons. Tu te souviens, nous étions tellement excités par toutes les nouveautés que nos yeux voyaient ! Cette fois, nous sommes sur le chemin du retour, le retour vers la « maison » dans le sens traditionnel du mot, parce qu’il faut expliquer que notre « maison », depuis 9 mois, elle navigue et se déplace avec nous, c’est notre voilier. Parfois, il arrive que nous nous y sentions un peu à l’étroit, souvent ça devient le bordel, mais c’est chez nous !!! J’imagine que nous allons sûrement apprécier « l’autre maison », celle avec des murs et de la brique, celle qui nous attend – que nous allons apprécier marcher à nouveau sur le terrain et avoir un vrai grand garde-manger, mais sais-tu quoi ? On l’savait déjà t’sé, mais il faut bien partir vivre sur un voilier pour réaliser qu’au fond, ce qui fait qu’on aime notre chez nous, ce n’est pas tant le bâtiment comme tel – que ce soit un voilier, une roulotte, une grange, bof…- mais ce qu’on y vit et avec qui on le vit. Le « chez-soi » peut prendre différentes formes et s’adapte à chacune des familles. Ce n’est pas tant la « maison » que nous avons envie de voir, mais surtout la famille, les amis de la rue et les autres plus loin, la petite bibliothèque de l’école, le parc, bref notre petit monde !

Nous avons choisi d’aller nous ancrer directement à côté de la Statue de la liberté. Il fait beau. Le trajet en voilier nous prend environ 2 heures 30 avec la marée qui nous pousse.

En route, nous passons pour une dernière fois devant le « inlet », celui qui nous a vu sortir en mer pour la première fois en octobre dernier et y revenir il y a quelques jours.

Bientôt l’eau deviendra douce, bientôt notre bateau n’aura plus de mât, le temps de passer les écluses, bientôt …

Nous arrivons et nous déposons l’ancre tout juste à côté de la Statue de la liberté.

Magique et irréel.

Même si ce n’est pas un ancrage très protégé et confortable puisqu’il y a un roulis qui fait balloter continuellement Thalasso de droite à gauche en raison du traffic maritime, comme nous sommes à un endroit spécial, personne ne se plaint !

Nous avons fait le tour de la Statue en dinghy, mais nous ne pouvons nous amarrer au quai, seuls les ferry sont autorisés et la Coast Guard surveille les lieux de façon attentive, nous ne pouvons pas dépasser les bouées blanches. Ils sont assez imposants avec leurs carabines sur le pont de leur bateau…Nous sommes dociles ! Même chose pour Ellis Island. Nous traversons et allons voir le pont de Brooklyn. Dans notre petit dinghy c’est un peu costaud cette idée de traverser, mais nous sommes prudents et assez près pour l’apprécier. Ce soir là, les garçons se couchent tard et admirent la ville illuminée au loin en pensant à leurs futures journées à Manhattan.

IMG_1257

*photo prise par Isaac à partir du pont de Thalasso

Thalasso entre la Statue de la Liberté et Ellis Island.

D’une part le symbole de la liberté, celle d’être qui nous sommes, sans jugement. La liberté de parole, d’expression, la liberté de nos mouvements et de nos choix. Nous sommes chanceux de pouvoir vivre en toute liberté dans une société démocratique. Ce voyage m’a appris que je veux être libre ensemble, avec les miens, choisir de vivre ce que j’ai envie de réaliser, choisir ce qui me fait vibrer. Il n’y a pas de raison d’avoir peur de faire les choses différemment même si ceci implique parfois d’aller au-delà, de suivre son intuition. Chacun ses choix, chacun son chemin, à son image. Il n’y a pas qu’une seule façon d’élever sa famille dans le bonheur.

D’autre part, Ellis Island, symbole de l’espoir, celui d’une vie meilleure… Près de 12 millions d’américains sont passés par Ellis Island. La moitié de la population américaine y a ses origines. Je ne peux m’empêcher de penser à ces immigrants qui, depuis leur départ, de l’autre côté de l’océan Atlantique, jusqu’à leur arrivée dans le nouveau continent, ont vécu d’espoir. Il leur a fallu beaucoup de courage pour choisir de tout laisser derrière et de se bâtir une nouvelle vie. Le chemin n’a pas dû être facile: traverser l’océan, affronter les tempêtes dans des conditions difficiles, les maladies à bord…Il fallait avoir la foi, y croire. L’espoir est là, dans chaque être humain; l’espoir d’être heureux, d’être avec les siens, d’être en meilleure santé, d’avoir de nouveaux rêves,…tout cela probablement our nous orienter, jour après jour, vers une meilleure version de nous-même.

Devant nous, Manhattan: la vibrante, la pétillante, cette ville multiculturelle qui se vante de ne jamais dormir…

Bonne nuit New York  et à demain !

Josée

*La statue de la liberté & Ellis Island


4 Commentaires

Une p’tite dernière fois: l’océan Atlantique, de Cape May à Sandy Hook

10 au 11 mai 2017

La nervosité se fait sentir sur Thalasso à quelques heures de notre sortie en mer.

Les enfants n’arrêtent pas de nous parler alors que de notre côté nous sommes anxieux face à notre départ. Bref, ça nous énerve et ils nous énervent !!! Ça arrive aussi dans notre famille ! Est-ce dû à la fatigue accumulée des derniers jours ? Au fait que c’est la dernière fois que nous prenons la mer dans le contexte de ce voyage ?

Et pourtant… tout est prêt: nous avons de la nourriture de préparée d’avance, le bateau est Ok (diesel, eau, lignes de vies etc, etc…), les harnais sont sortis, les objets sont déjà rangés (depuis nos derniers épisodes de vagues de la Chesapeake) mais on prend quand même la peine de placer tout de suite tous les verres et toutes les assiettes qui risquent de tomber dans le lavabo, les « téléphones-Inreach-ordi-Ipad » sont chargés à 100%, nous avons vérifié, contre-vérifié, re-contre-vérifié et re-re-contre-vérifié la météo sur au moins 5 sites différents et écouté la météo donnée par la Coast Guard sur le VHF, ce qui est annoncé nous convient pour une sortie en mer.

Il n’y a rationnellement aucune inquiétude à avoir.

Nous allons nous coucher et nous nous disons vraiment que c’est étrange…

À 23hres, l’alarme de Yan sonne. C’est l’heure.

Nous nous habillons. Imperméables, combines, tuques, bottes, bas chauds et tout.  Yan tourne la clé du moteur et nous levons l’ancre dans l’obscurité de la nuit.

La sortie du inlet se passe bien.

Thalasso surfe littéralement vers l’océan, Yan hisse la grande voile pendant que je tiens la barre. Je n’aime pas trop ça le voir sur le pont dans de telles conditions, je fais même une petite prière à mes anges tout en le suivant constamment du regard. Elle est donc bien longue et difficile à monter la (#$%@ de..) voile … dans ce temps là c’est toujours trop long non ? Yan me dira quelques jours plus tard qu’il a pensé que j’allais lui demander de virer de bord lors du départ dans les vagues… mais non, j’étais nerveuse tout en étant, malgré tout, confiante.

Une fois la grande voile hissée, le cap pris, mon capitaine aux commandes et bien attaché dans le cockpit, je vais me coucher sur la banquette à l’intérieur. Yan a une meilleur résistance en début de nuit et moi au lever du jour.

Yan a tenu la barre jusqu’à 4h30 du matin et je le relève ensuite.

Au loin, je vois encore les lumières d’Atlantic City. Il fait froid, mais la lune m’éclaire. Rien autour. Aucun bateau. Le pilote automatique fait son travail de pilote, je surveille l’horizon et je ne pense à rien. Tiens, c’est rare cela !!! Je profite du moment.

Une heure plus tard, à 5h30 du matin, j’assiste au lever du jour. Je suis émue, comme toujours. Il y a quelque chose de grand de voir le soleil se lever sur l’immensité de la mer. Dans ces moments là, je nous sens à la fois si petits dans notre embarcation qui se déplace dans la mer et à la fois remplis d’une énergie qui nous enveloppe de ses possibilités infinies.

Les enfants se réveillent tour à tour, Marine est la première au poste comme à tous les matins et les garçons font la grasse matinée. Yan et moi nous nous échangeons aléatoirement les commandes à la barre à partir de 8-9 heures du matin.

Pendant la journée, je jase de tout et de rien avec les enfants. Personne n’a mal au coeur, nous savons que nous serons à Sandy Hook à la fin de la journée, vers 16 heures.

Ils réalisent que c’est leur dernière traversée en mer pour ce voyage, ils racontent des histoires, ils rient, ils sont complices du moment, c’est beau et ils sont beaux, je les aime.

En après-midi, c’est Isaac qui s’exclame en premier…mais qu’est-ce que je vois là ?

C’est New York ?

Oui Isaac, c’est la grande ville, c’est New York que l’on voit au loin.

Un petit courriel aux parents pour les informer que nous sommes presque arrivés, un point GPS.

Nous entrons dans le inlet de New York vers 15 heures de l’après-midi et mettons l’ancre à Sandy Hook à 16h30.

Rien n’est arrivé, nos craintes n’étaient pas fondées.

Et il faut bien revenir de la mer pour savoir que l’on veut y retourner…

Depuis bien longtemps, la mer fascine les gens, de tous temps le rêve de traverser les océans existe, nous ne sommes pas si différents finalement…

Oui, ça peut faire peur, oui c’est l’inconnu mais surtout oui, voyager sur un voilier est une expérience agréable remplie de nouveautés et d’aventures. Il n’y a rien de tel que le bonheur de lever l’ancre et le bonheur ensuite de la déposer dans un nouvel endroit à découvrir.

Josée


Poster un commentaire

Cape May… une décision, la plage, le fudge et les petites boutiques …

10 mai 2017

DSCN2344

Nous sommes arrivés à Cape May tard, tout s’est bien passé malgré la noirceur, il n’est pas évident de rentrer pour la première fois dans un inlet de nuit (c’est un inlet considéré facile, nous n’aurions pas tenté l’expérience si ce n’avait pas été le cas), l’opération est réussie malgré les deux barges qui entraient dans le canal en même temps que nous. Nous avons terminé de mettre l’ancre vers 23h30 devant la Coast Guard et nous nous sommes littéralement écroulés de fatigue dans les cabines, collés sur nos enfants !

Réveil matinal par le « salut au drapeau » des employés de la Coast Guard.

  • Prendre une décision

Début de journée: Yan commence par regarder la météo.

Celle-ci, grosso modo, nous indique que la fenêtre pour ce qui sera notre dernière traversée en mer est excellente pour … ce soir et demain (ou tantôt si vous aimez mieux !). Après, ça se gâte pour 4-5 jours suivants avec du 30 noeuds de vent en mer et de bien trop grosses vagues. La prochaine fenêtre semble se dessiner après, mais c’est un peu loin pour les prédictions météo: on ne peut pas s’y fier.

Il faut savoir que la navigation de Cape May à Sandy Hook (baie au sud de NY) est d’environ 20 heures.

Plan A: Si nous restons à Cape May, il faut envisager prendre un quai de marina, car l’ancrage ne sera définitivement pas approprié pour de tels vents, ce n’est pas très protégé ici (ancrage devant la Coast Gaurd) et déjà, avec le peu de vent que nous avons, nous ressentons beaucoup les vagues des autres bateaux qui passent. Ils annoncent de la pluie et des températures aux alentours de 12 degrés.

Plan B: Nous partons ce soir vers 23 heures et arriverons en fin d’après-midi à Sandy Hook. Nous nous y ancrerons et si le temps est trop mauvais, nous verrons peut-être à prendre une boule de mooring là-bas. Quand les vents et la pluie auront passé: « Hop, direction Statue de la Liberté et 79th Street Boat Bassin (NYC)». Cette option nous donne la journée pour visiter Cape May avec les enfants. Il faudra oublier Wildwood, on remet cela à la prochaine fois.

Nous avons hésité pendant une bonne partie de la journée entre ces deux possibilités.

C’est la déception de quitter Cape May si vite, alors que la température ne nous a pas permis de l’apprécier qui nous fait hésiter, mais nous savons qu’il est essentiel et prioritaire d’avoir une belle fenêtre météo pour se rendre à NY par l’océan, nous avons quand même un équipage avec trois enfants à bord. Le fait que Yan recommence le travail a la mi-juin, l’incertitude de « quand sera la prochaine fenêtre météo ??? » et le désir des enfants de passer au moins 3-4 jours à NY a fait pencher la balance. Si la prochaine fenêtre météo est trop loin, c’est NY qui va écoper. Comme faire de la plage à 12 degrés celsius n’est pas une de nos activités préférées, nous décidons vers 15 heures que nous partirons cette nuit, vers 23h30. Pourquoi de nuit ? Parce que ça va nous éviter de faire une nuit entière tout simplement….

  • Plage, fudge et petites boutiques

À 10 heures, nous sommes donc dans notre dinghy (avec un café en main pour moi) et en route pour retrouver Cape May et sa plage. Notre  journée à Cape May fut brève, mais intense. Nous sommes allés voir le Lobster House, marché jusqu’à la plage en passant par un joli parc où se promenaient des outardes, avons salué les dauphins au loin, avons fouiné dans les petites boutiques, mangé une montagne de crêpes et parcouru toute la rue piétonnière. C’est vraiment beau Cape May, si vous planifiez des vacances dans ce coin là, allez voir, vous ne serez pas déçus…

Après un sérieux exercice de comparaison entre le fudge de Annapolis (il nous en restait au bateau) et le fudge de Cape May et une dégustation de « Salt Water Taffy », nous votons à l’unanimité que le grand gagnant est le fudge d’Annapolis !!!!

Retour au bateau vers 17 heures, préparation pour la mer (monter le dinghy, vérifier que tous les appareils sont complètement chargés, vérification du sac d’urgence, préparation d’un pain, d’un Johny Cake bahamien à la demande des enfants, de popcorn, de crudités, d’une salade de pâtes au thon), FaceTime à ma petite soeur pour sa fête et repos… avant notre dernière traversée en mer.

Voici en quelques photos notre visite de la belle Cape May :

DSCN2330

DSCN2358

Les belles maisons victoriennes et les minis-maisons dans les arbres !!

Josée